EAU POTABLE

 

Les renseignements relatifs à la qualité de l'eau distribuée par le réseau se trouvent sous la rubrique INFOS DETAIL = CONSOMMATION

 

LA SITUATION ACTUELLE

Depuis des temps immémoriaux les habitants de notre commune ont bu de l’eau en provenance des sources de Covatanne. Certains ont atteint un âge avancé. Malgré quelques alarmes et une eau parfois douteuse, à notre connaissance personne n’a jamais été atteint dans sa santé en raison de la qualité de notre eau.

Les analyses effectuées par le Laboratoire cantonal ont généralement pour conclusion : 

« L’eau traitée est conforme aux prescriptions de l’ordonnance fédérale du 26 juin 1995 sur les exigences en matière d’hygiène et de microbiologie relatives aux denrées alimentaires. »

Afin de pallier tout problème, les communes doivent délimiter des zones de protection de leurs sources. 

Votre Conseil a accordé un crédit dans ce but. La mission a été confiée à l’institut Geolep de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne qui a déposé son rapport en avril 2004.

Il en ressort que l’importance du bassin d’alimentation est énorme et que de nombreuses zones peuvent avoir une influence directe et rapide sur la qualité de notre eau. Les résultats de plusieurs méthodes d’estimation illustrent de façon magistrale les difficultés à assurer une réelle protection des sources de Covatanne. Elles aboutissent à de vastes surfaces colloquées en zone de protection S et S2 notamment.

Parmi les principaux défauts et objets à risque recensés nous trouvons :

*   Existence d’une station d’épuration traitant les eaux usées de plusieurs milliers d’habitants et son exutoire, à l’amont proche de la source ainsi qu’une zone d’infiltration de l’Arnon, dont la liaison hydraulique avec la source a été démontrée.

*   Infiltrations depuis l’Arnon, collecteur superficiel principal des eaux issues de la région de Sainte-Croix.

*   Présence d’une partie importante de la ville de Sainte-Croix en zone de protection S2, zone dans laquelle les réseaux de canalisations des eaux usées, respectivement des eaux claires, doivent être étanches et mises en mode séparatif.

*   Présence de nombreux pâturages et champs, en pente, où le purinage est couramment pratiqué. Nombreuses fosses à purin et fumières dans le bassin d’alimentation.

*   Risque réel de pollution aux hydrocarbures et produits chimiques, notamment lié à la route Yverdon-Sainte-Croix et à la localité de Sainte-Croix. En raison de la vitesse d’écoulement de l’eau souterraine, même une rapide intervention d’assainissement en cas d’accident pourrait ne pas suffire à éviter une contamination de l’aquifère.

*   Présence d’anciens sites industriels, potentiellement pollués.

Sur la base de ces études, le Laboratoire cantonal a édicté un certain nombre de mesures à prendre pour le maintien en exploitation de la source de Covatanne, dont la plus importante serait la construction d’une station de traitement d’eau, comprenant filtration mécanique, oxydation, filtration sur charbon actif et désinfection, avec un délai de réalisation fixé au 30 juin 2007.

Une estimation sommaire du coût d’une telle station serait de l’ordre de fr. 500'000.-.

Mais avec cette solution, nous nous trouvons malheureusement en pleine théorie. En effet, la construction d’une station de traitement nous obligerait tout de même à assurer la protection des sources.

Le périmètre ressortant des études est d’une ampleur telle qu’il est irréalisable dans la pratique. Une mise à l’enquête impliquerait plusieurs centaines de propriétaires, parmi lesquels nombre d’entre eux ne manqueraient pas de s’opposer à cette protection. La totalité du périmètre actuel de la localité de Sainte-Croix serait impliqué. L’idée de protéger les sources de Covatanne relève de l’utopie et doit donc être abandonnée.

Une autre alternative existe : exploiter un puits captant l’eau dans un aquifère à circulation lente, permettant une bonne filtration naturelle.

Des sondages ont été faits il y a quelques années à la sortie du village, au pied de La Côte, dans le vallon de la Baumine. L’eau y est de bonne qualité et les efforts de protection seraient bien moins considérables que ceux à mettre en œuvre pour la source de Covatanne.

L’énergie pour le pompage de l’eau jusqu’au réservoir pourrait peut-être provenir du turbinage des eaux de la source actuelle.

La municipalité a donc décidé de poursuivre dans cette voie et une demande de crédit extrabudgétaire a été présentée au Conseil général, qui l'a accordé, pour poursuivre l’étude, notamment pour effectuer de nouveaux sondages.

Un nouveau forage d'essai effectué en 2004 à une profondeur de 20 mètres, avec pompage pendant plusieurs semaines, a permis de constater que la qualité de l'eau était bonne et que le débit était vraisemblablement suffisant.

Les travaux se poursuivent et dès mi-août 2005 un nouveau forage à une profondeur de 180-200 mètres donne d'intéressantes indications, notamment un débit de 5 fois supérieur aux sondages précédents.

Fin août - début septembre 2005 un puits provisoire a été mis en place et un pompage à une profondeur de 20-30 mètres mis en route pour plusieurs mois, avec quelques coupures temporaires lorsque les conditions météo ne changent pas durant un certain temps.

Le niveau de la nappe a baissé de 3 mètres puis s'est stabilisé. La qualité chimique et biologique est très bonne.

Le pompage s'est poursuivi une bonne partie de l'année 2006. L'institut Geolep a déposé son rapport à mi-juillet 2007. Un bureau d'ingénieurs civils planche actuellement sur la phase de réalisation et plus particulièrement sur les possibilités d'alimentation du réservoir soit par une conduite, soit par surpression dans le réseau existant.

fin mars 2010 : la situation

La commune est maintenant au bénéfice d'un droit distinct et permanent sur l'entier de la parcelle, inscrit au registre foncier, d'un droit d'eau d'une durée de 99 ans.

Le dossier complet a passé toutes les étapes des Services du canton.

Une dernière mise au point de détail vient d'être réglée. Les contacts entre tous les intervenants ont été empreints d'esprit constructif et de bonne collaboration.

La mise à l'enquête va être publiée en principe courant avril. Les appels d'offres aux entreprises spécialisées ne vont pas tarder à partir.

Puis les travaux vont pouvoir être attribués et débuter, soit forage, pompage et pose d'une nouvelle conduite jusqu'au réservoir, avec quelques modifications à ce dernier, exigées par diverses institutions.

L'heure des compteurs aura alors sonné pour tous les immeubles de Vuiteboeuf. Avec un espoir : une nouvelle eau à la fin de l'automne ... enfin !

DEBUT DU FORAGE : 31 AOUT 2010

 

Turbinage : rapport (en cliquant sur cette ligne)